La ligne ferroviaire de la Rive Droite du Rhône : le projet est en rails.

La concertation publique sur le projet de réouverture de la ligne ferroviaire de la Rive Droite du Rhône entre Pont-Saint-Esprit et Nîmes s’est déroulée du 13 novembre au 14 décembre 2019. Le projet a suscité de nombreuses contributions, notamment via le site internet, avec 1224 réponses au questionnaire.

Ce projet représente une vraie opportunité pour le territoire et répond à de forts enjeux pour ses habitants.

Selon les prévisions, la réouverture de la ligne de 82 kms devrait séduire quelque 200.000 voyageurs par an.

Cette ligne, fermée depuis 1973 devrait rouvrir entre 2023 et 2025, traçant ainsi de nouvelles perspectives de développement pour notre territoire.

En renforçant la desserte en transports en commun, elle permettra de réduire l’usage quotidien de la voiture. Cette ligne sera pour les habitants, salariés, étudiants… une offre de mobilité performante et respectueuse de l’environnement. Elle permettra de relier les communes aux principaux lieux de vie et pôles d’activités et ainsi d’accompagner le développement économique et touristique du territoire. « Nous sommes dans un bassin d’emploi un peu enclavé dans lequel, aujourd’hui, plusieurs centaines d’emplois ne trouvent pas preneurs. Cette nouvelle ligne permettra de faire venir ici des salariés d’autres bassins d’emploi proches. Sans compter les effets positifs sur le commerce, et la simplification des allers-retours pour nos étudiants » détaille le Vice-Président de l’Agglomération délégué aux transports et à la mobilité.

Le projet soumis à la concertation concerne le tronçon de la ligne compris entre Pont-Saint-Esprit, au nord, et Nîmes, au sud, soit 82 kms qui desservira un bassin de plus de 683.000 habitants (source : Insee 2014).

Selon les prévisions, la réouverture de la ligne devrait séduire quelque 200.000 voyageurs par an. Un vaste territoire, ponctué de pôles urbains majeurs (Nîmes, Avignon, Bagnols-sur-Cèze) et de zones d’activités importantes. De nombreuses entreprises, à l’image du centre de recherche de Marcoule à Bagnols-sur-Cèze, font de l’est du Gard le 2ème pôle industriel de la Région Occitanie.

De quel trajet parle-t-on ?

Le projet concerne la réouverture aux voyageurs de la ligne de la Rive Droite du Rhône, dans sa partie occitane, entre Pont-Saint-Esprit et Nîmes. 82 kms qui seront ponctués par 10 points de desserte au total, parmi lesquels Nîmes-centre et Avignon-centre, déjà ouvertes aux voyageurs. 3 nouveau points de desserte sont à réaménager dans le Gard rhodanien à l’occasion de la réouverture de la ligne : Pont Saint-Esprit, Bagnols/Cèze et Laudun-l’Ardoise. Ces P.E.M. (Pôles d’Échanges Multimodaux) permettront de relier entre eux les différents moyens de transports en commun.

8 allers-retours en trains régionaux sont prévus quotidiennement, qui mettront Bagnols/Cèze à 20 minutes du centre-ville d’Avignon.

Pour être efficaces, les moyens de transports en commun doivent être ponctuels, réguliers, confortables et performants. Conformément aux besoins exprimés par la Région Occitanie, autorité organisatrice des transports, la ligne de la Rive Droite du Rhône doit répondre à ces exigences.

Les horaires visent à prendre en compte tous les besoins des usagers et notamment des salariés et des étudiants qui se rendent tous les jours à Nîmes ou Avignon. Au stade actuel des études, SNCF Réseau estime à 1h20 environ le temps nécessaire estimé pour parcourir l’ensemble de la ligne, de Pont-Saint-Esprit à Nîmes et inversement. Entre Pont-Saint-Esprit et Avignon-centre, il faudra compter environ 35 minutes.

S’ouvre maintenant une phase d’analyse et de synthèse des nombreux avis exprimés sur ce projet. Un calendrier devrait être établi par la suite. La réouverture de la ligne pourrait être envisagée dans un délai compris entre 3 et 5 ans. L’agglomération du Gard rhodanien pourra alors réorganiser la desserte des transports en commun en prenant en compte cette nouvelle ligne.

Le coût total du projet est estimé à ce stade entre 84 et 109 millions d’euros.

Le financement est assuré par la Région, la SNCF Réseaux et les collectivités locales. Villes, Agglomérations, Département du Gard, sont étroitement associés au projet, notamment pour le volet « sécurisation des passages à niveau » et pour les projets connexes d’aménagement aux abords des points de desserte.

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