La pierre de TAVEL : un joyau local !

Son extraction annuelle très limitée fait de la pierre de Tavel un produit rare et recherché. De renommée mondiale, le gisement bénéficie d’une combinaison de conditions géologiques exceptionnelles qui ont fait naître des composés minéraux uniques.

 

Quel est le point commun entre l’Hôtel George V à Paris, les boutiques Christian DIOR et le Gard Rhodanien ? Tout simplement une pierre fabuleuse : la pierre de Tavel !

La commune de Tavel, historiquement connue pour son vin rosé, est un lieu magique où le sol et le sous-sol s’harmonisent pleinement pour donner corps à des matériaux uniques. L’origine de l’exploitation de la pierre remonte à l’époque Romaine. En témoigne une tour romaine sur la commune voisine de Saint-Laurent-des-Arbres. Les Romains ont aussi employé la pierre de Tavel dans la ville d’Orange.

Calcaire marbrier d’une densité exceptionnelle, elle peut bénéficier, comme le marbre, d’une finition polie et offrir un touché velouté parfois nommé « peau de bébé ».

La Pierre de Tavel a traversé les âges depuis le jurassique (entre -140 et -130 millions d’année) et comporte un taux de silice important ainsi que de la magnésie qui, associés à la calcite et au carbonate, lui donne tout son éclat.

Les couches minérales profondes, qui donnent leur aspect unique à la pierre, offrent de nombreuses nuances. Ses 3 couleurs vont du bleu gris foncé au clair ivoire, puis du bleu gris clair similaire à l’azur au jaune blé, en passant par un beige parcouru de veines rosées.

Cette pierre possède la particularité d’être très dure, ce qui est assez rare dans le sud de la France où l’on trouve le plus souvent des pierres très tendres.

Cette matière aux nuances veloutées peut s’utiliser aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur. Toutes les finitions sont possibles du brillant pur pour les salles de bains aux plans de travail de cuisines. La Pierre de Tavel s’adapte à de nombreuses utilisations pour les sols, escaliers, pas de porte, margelles de piscine, colonnes… en intérieur comme à l’extérieur car elle supporte très bien les variations de températures.

L’âge d’or de l’exploitation de la pierre de Tavel fut de 1800 à 1900 avec l’exploitation de 11 carrières, pour l’utilisation dans les ouvrages du chemin de fer. Les concessions d’exploitation sont données pour 30 ans car les investissements en machines sont très lourds pour les carriers. A Tavel, l’extraction est très complexe de par la géologie du terrain qui est en plan incliné. C’est aujourd’hui un marché de niche au très faible impact environnemental. Il sort en moyenne 1 camion par semaine de la carrière seulement.

Un véritable joyau local !

 

L’entreprise de marbrerie GABUCCI à TAVEL

L’arrière-grand-père de Christophe GABUCCI, le marbrier actuel, s’est installé à TAVEL en 1903. La 5éme génération, représentée par son fils Elian, est prête à prendre le relais ! Christophe est maître-artisan et dirige l’entreprise depuis le départ à la retraite de son père en 1994.

A l’époque, les marbriers ne proposaient que de la pierre de Tavel, puis peu à peu, d’autres pierres et marbres pour répondre à la demande. Ce sont ainsi une trentaine de variétés qui sont aujourd’hui proposées. La marbrerie GABUCCI propose 3 types de réalisations : marbrerie de bâtiment (escaliers, dallages, plages de piscine, margelles, piliers, encadrement de portes et fenêtres, voûtes…), décoration (tables, salles de bains, cuisines, comptoirs de bars…) et funéraire.

 

Les carrières LUGAN

C’est la dernière carrière à travailler sur Tavel. L’entreprise est dirigée par Justine LUGAN, issue de la cinquième génération de la famille à la tête de la carrière depuis 1870 ! Cette entreprise artisanale extrait la pierre et la travaille pour les professionnels et les particuliers. Sont réalisés des dallages, escaliers, margelles, funéraire, encadrements et fournitures, cuisines, pierres à bâtir…Beaucoup de blocs sont vendus à l’étranger où la pierre de Tavel est très demandée.

LUGAN exploite également la carrière de LUSSAN VERFEUIL dont la pierre a également une riche histoire.

Le travail extrêmement physique d’antan s’est fortement mécanisé aujourd’hui. « Ma mère était viticultrice, mon père carrier. Du coup, pour moi le sol et le sous-sol sont un ensemble et les deux métiers me plaisaient » déclare Justine qui se bat au quotidien pour faire vivre sa carrière à Tavel !

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